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Pouvoir et légitimité

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Avez-vous remarqué comme on a vite fait de remettre en cause la compétence, la vision, l’autorité du chef, sa légitimité.
On a vite fait de le considérer comme un petit chef, un autocrate ou un malade.
On a vite fait de juger et de critiquer celui qui revêt les attributs du pouvoir. Mais qu'est-ce donc qui fait la différence entre un despote, ou un petit chef, et un leader, un vrai ?

Je crois que la grande différence réside dans le fait que le premier exerce un pouvoir qui lui est délégué, et ce de façon névrotique ; le second ose sa puissance, intrinsèque celle-là, de façon que je qualifierais d'ontologique.

Le premier est objet d'une construction qui le dépasse, au service de prédicats culturels et sociaux, d'objectifs extérieurs auxquels il s'est "sur-adapté" ; le second est sujet d'une expérience de réalisation de soi qu'il vit pleinement, de l'intérieur, dégagé de toute contrainte ou tout désir de plaire.
Le premier existe en tant que chef, le second est chef !
Mais qu'est-ce qu'un chef ?

Je fais mienne cette définition du patron, entendue dans la bouche d'un cadre dirigeant d'un grand groupe français :

Un chef, un patron, c'est quelqu'un qui s'affirme, en disant toujours ce qu'il pense, au plus juste de ce qu'il ressent.
Un patron c'est quelqu'un qui ne fait rien ! C'est à dire que son rôle réside essentiellement, tel le phare d'Alexandrie, à éclairer le chemin des hommes et des femmes de l'entreprises en les guidant sur la voie de la réussite. C'est quelqu'un en permanence attentifs aux signaux faibles, attentif à la dimension symbolique des situations.
Enfin un patron, c'est un importateur de stress et un exportateur d'enthousiasme ...

Autant de chose que l’on n’apprend pas dans les grandes écoles!
Et pour cause!
Ces manières d'être au monde relève de l'être essentiel, de la nature profonde de chacun d'entre nous, autrement dit de la subjectivité qui est le propre de notre condition humaine et que l'on prétend rayer au nom de la sacro-sainte objectivité qui fait justement de nous des objets et donc des petits chefs... CQFD!
Mais qu'est-ce donc qui fait la différence entre un despote, ou un petit chef, et un leader, un vrai ?

Je crois que la grande différence réside dans le fait que le premier exerce un pouvoir qui lui est délégué, et ce de façon névrotique ; le second ose sa puissance, intrinsèque celle-là, de façon que je qualifierais d'ontologique.

Le premier est objet d'une construction qui le dépasse, au service de prédicats culturels et sociaux, d'objectifs extérieurs auxquels il s'est "sur-adapté" ; le second est sujet d'une expérience de réalisation de soi qu'il vit pleinement, de l'intérieur, dégagé de toute contrainte ou tout désir de plaire.
Le premier existe en tant que chef, le second est chef!
Mais qu'est-ce qu'un chef ?

Emprunté à un cadre dirigeant d’un grand groupe bancaire, je fais mienne cette définition du patron :

Un chef, ou un patron, c'est quelqu'un qui s'affirme, en disant toujours ce qu'il pense, au plus juste de ce qu'il ressent.
Un patron c'est quelqu'un qui ne fait rien ! Je veux dire par là que son rôle réside essentiellement, tel le phare d'Alexandrie, à éclairer le chemin des hommes et des femmes de l'entreprises en les guidant sur la voie de la réussite. C'est quelqu'un en permanence attentifs aux signaux faibles, attentif à la dimension symbolique des situations.
Enfin un patron, c'est un importateur de stress et un exportateur d'enthousiasme ...

Autant de chose que l’on n’apprend pas dans les grandes écoles!
Et pour cause!
Ces manières d'être au monde relève de l'être essentiel, de la nature profonde de chacun d'entre nous, autrement dit de la subjectivité qui est le propre de notre condition humaine et que l'on prétend rayer au nom de la sacro-sainte objectivité qui fait justement de nous des objets et donc des petits chefs... CQFD!